Archives de catégorie : Trucs bidules et causeries

Mobile en origami

Je ne crois pas vous l’avoir déjà dit mais j’aime beaucoup les réalisations en origami. Je les trouve douces et légères.

Ma nouvelle classe est une page blanche. En attendant de la colorer avec les créations des enfants, j’ai voulu la décorer un peu pour la rentrée. J’ai donc passé un après-midi à plier, découper, assembler et j’ai adoré !

Les photos ne lui rendent pas vraiment hommage malheureusement.

En cliquant sur l’image, vous pourrez la voir en mouvement 😉

L’article egocentrique : j’ai eu 40 ans, vous croyez que c’est lié ?

Je ne sais pas si quelqu’un me lit encore sur ce blog ! Honte à moi ! Je n’ai rien posté depuis le mois de juin !!! La faute à quoi ? A mes 40 ans ? Non, je ne crois pas… quoique ! 😉

Pour tout vous dire, j’ai eu 40 balais en février… honnêtement c’est un anniversaire comme un autre. C’est juste tombé en même temps que mon envie de mieux dormir. Pour résumer, c’étaient insomnies, rêves stressants et angoisses au réveil toutes les nuits. Comme je ne suis pas du tout une adepte des médicaments, j’ai consulté un osthéopathe (je vous parle de ça il y a maintenant 2 ans) et une énergéticienne. Ces deux professionnels sont vraiment au top ! L’un et l’autre m’ont fait comprendre certaines choses que je suis en train de régler.

Bouquet réalisé avec les fleurs de mon jardin

Bon tout ça est tombé l’année de mes 40 ans, une petite crise existentielle plus tard, me revoilà d’attaque pour une nouvelle page de mon histoire. Ce silence était donc dû à un petit passage à vide : plus du tout envie de coudre ou de quoi que ce soit d’autre. J’étais en mode automatique sans prendre aucun plaisir. Pas très facile à vivre mais heureusement, j’étais et suis toujours formidablement bien entourée et honnêtement je ne remercierai jamais assez mes amies et mon mari pour ça !

Me revoilà donc avec un peu de couture sous le pied de biche que je vous montrerai dans les jours à venir. Rien de bien folichon mais ça a le mérite de m’avoir remis le pied à l’étrier !

Et pour couronner le tout, on ne sait pas trop pourquoi, on m’a changé d’école… cette école qui m’a fait grandir, où je me sentais tellement à ma place depuis 6 ans !!! Choc pour tout le monde. Me voilà contrainte et forcée de travailler ailleurs, de retisser des liens, de redonner confiance… un deuxième coup dur qui a encore un peu de mal à passer mais qui fait son chemin.

Bref, tout ça pour vous dire que je vais bien, que j’ai beaucoup écrit sur ce qui m’arrivait (mais pas ici 😉 ) que je suis chanceuse des rencontres que j’ai faites dans ma vie et qu’après la pluie, vient le beau temps !

Photo prise dans mon jardin

J’ai zappé le mois de janvier ! Une robe et un gilet pour la Poulette

Je viens de me rendre compte que j’étais bien en retard sur mes publications par ici. Au mois de janvier, j’ai quand même pris le temps de coudre deux robes, un gilet et un sweat pour la Poulette.

J’ai jeté mon dévolu sur la robe « Denim dots » du #ottobredesign 1/2015. Elle est un peu grande mais son effet « loose » est sympa donc ce n’est pas grave.

Et pour aller avec, j’ai cousu un gilet « Charming » du #ottobredesign 6/2014. Je l’ai réalisé dans un jersey moucheté que j’avais dans mon stock. Le tissu de la robe vient de chez Mondial Tissus.

2020-2021 : bla bla bla

Pour commencer, je souhaite vous remercier, vous qui êtes toujours là, qui m’écrivez un message ou qui passez juste comme ça regarder ce qui se passe par ici ! Sachez que les deux me font plaisir. Ils font partie des petits bonheurs que je cultive et que je collectionne pour les moments un peu trop difficiles de la vie. Cette année m’a fait vivre les décès de trois de mes grands-parents, à la maladie d’une personne proche, à la gestion de ce virus dans mon métier de maîtresse.

Trouver des petits bonheurs dans ce tumulte coûte que coûte pour adoucir la tristesse et l’angoisse, voilà mon crédo ! Je partage donc avec vous cette jolie citation qui me qualifie bien je trouve 😉

Je vous souhaite pour vous et vos proches d’être en bonne santé autant que possible, de rire et/ou sourire (au moins une fois par jour) et d’être heureux !

Belle année 2021 !

Une trousse protège casque audio

Vous allez penser que je fais une crise maniaque de trousse parce que je n’arrête pas d’en coudre ces derniers temps (si si, je vous promets que je ne vous les ai pas toutes montrées). Mais non, je vais bientôt arrêter 😉

Celle-ci a été réalisée grâce à ce tuto de trousse et ce patron (le plus grand).

J’ai utilisé du simili pour l’extérieur et j’ai molletonné l’intérieur avec de la ouate et du coton. La taille est parfaite !

L’article égocentrique : mon lundi et un porte monnaie

Le tourbillon de la rentrée est en route. Mais dans cette tornade, ce rythme infernal, j’ai fait le choix de travailler moins mais d’avoir plus !

Le dimanche soir, j’ai l’esprit libre, libre de penser que le lendemain sera un jour de plus. Pour coudre, bricoler, faire du ménage, travailler mais du temps en plus. Certains diront que bon, avec 6 mois de vacances par an et 4 x 6 h de travail par semaine… franchement, de quoi je me plains 😉

Et bien oui, j’assume d’avoir demandé un jour de moins, mon lundi, pour pouvoir rester dans mon école de coeur et ne pas être obligée de me couper en 4. En 3 suffira 😉 : mardi : MS/GS, jeudi : TPS/PS, vendredi GS.

Et entre autres 1000 occupations diverses et variées, j’ai cousu ce petit porte monnaie pour le jeu de marchande des GS.

Le tuto est toujours disponible ici et le patron !

la montagne autour de Bourg saint Maurice

Houlàlà ! Désolée, je vous ai abandonnée lâchement ! Il faut aussi avouer que je n’ai quasiment rien cousu des vacances, ceci expliquant cela.

J’ai rangé les 2 premières semaines puis j’ai lu, beaucoup et puis toute la famille Zastuce est partie dans les montagnes une semaine. Je partage avec vous quelques clichés. Honnêtement, je crois que je ne m’en lasserai jamais !!! Nous étions du côté de Bourg Saint Maurice cette année et comme toujours nous avons randonné en famille.

Du côté de Séez
Lac des moutons et Mont blanc
Vallée de Chapieux

Dans les prochains jours, je vous montrerai les petites cousettes que j’ai fait il y a peu pour mes neveux adorés.

Article égocentrique : L’après confinement

Voilà maintenant trois semaines que je n’ai rien cousu d’autres que des masques. Les derniers ont été réalisés avec un état d’esprit différent. Je ne suis plus en colère mais je n’oublie pas pour autant. Les vosgiens sont coriaces ! 😉

Les derniers masques se sont voulus jolis et personnalisés (une personnalité = un tissu choisi avec soin). Un méchant virus comme je dis à mes élèves, un virus pas très beau qui empêche de s’enlacer, de s’embrasser, de se donner la main. Un petit pied de nez qui offre du beau qui peut protéger.

Ceux-ci ont été offerts à ma soeur de coeur afin qu’elle puisse les offrir à son tour…

J’ai repris le chemin de l’école mais pas mes enfants. Ils sont heureux comme ça. M. Zastuce est en télétravail et la décision a été prise en famille. Quelques semaines à continuer l’école à la maison, à grimper dans le jardin pendant la récréation et à imaginer et créer l’après-midi. Pauline, ma P’tite Poulette, a la peau chocolat au lait, dès qu’elle voit un rayon de soleil, elle sort dans le jardin. Le P’tit Poulet, Baptiste, lui apprend à dire je t’aime à sa soeur. Il lui prouve tous les jours par de petites attentions. C’est beau de les voir partager ce moment.

Une amie m’avait demandée au début du confinement si cela rapprochait mes enfants… à l’époque je lui avais dit que non mais maintenant si ! C’est beau !

Le confinement a été tellement doux ici, il nous a conforté dans notre mode de vie simple et tranquille. Il a ancré nos certitudes dans notre façon de voir le monde et dans nos engagements présents et futurs.

Et vous ? Comment ça s’est passé ? J’espère que ce moment suspendu vous a permis de voir, d’ouvrir vos yeux, de partager à distance, de vivre en prenant conscience de vos essentiels.

L’article égocentrique : la colère et l’idéalisme

Je vous ai parlé il y a quelques jours que j’étais en colère. Oui j’étais TRES en colère contre ces personnes qui profitent des bonnes âmes. J’ai cousu énormément de masques, je l’ai déjà évoqué, j’ai arrêté de les compter mais à vue d’oeil, j’en ai réalisé au moins 250 et le chiffre continue d’augmenter. J’ai cousu des callots aussi pour les hôpitaux. Je les offre, je ne demande rien en échange. Si on insiste je propose de faire un don à une association et pas forcément pécunier.

J’étais très en colère pour plusieurs raisons et peut-être que je vais perdre ici quelques lectrices mais je prends le risque :

  • j’ai lu ici et qu’on abusait de la bonne volonté des couturières. Des entreprises et des collectivités demandent (j’emploie le présent parce que c’est toujours le cas) de grandes quantités de masques gratuitement à des petites mains plutôt que d’acheter à des entreprises, qui embauchent des couturières et qui les rémunèrent. On exploite la solidarité et je ne peux l’accepter.
  • l’AFNOR qui se dit tellement généreuse de fournir à qui veut gratuitement le patron pour réaliser des masques, se fait le relais de ce que j’ai évoqué plus haut en mettant en relation des entreprises et des bénévoles. Et oui, j’entends que le manque de masques est criant mais il y a des abus. J’en ai moi-même fait l’expérience : une collectivité m’a commandée 12 000 masques à titre gratuit ! Vous lisez bien, 12 000 ! J’ai bien évidemment refusé.
  • je vois des sur-blouses en nappe réalisées avec des agrafeuses, des blouses en sacs poubelles. C’est inacceptable comment en est-on arrivé là ?
  • j’ai entendu mon ministre me dire que j’allais devoir retourner travailler pour soit-disant aider ceux qui en ont besoin mais derrière tout ça, il y a des décisions politiques qui ne me font pas espérer un monde de l’après meilleur. Au contraire, on veut nous obliger à faire des efforts, à renoncer à tous les droits sociaux acquis sur des dizaines d’années. On nous surveille, on nous traque. On veut faire repartir l’économie et faire comme avant, consommer toujours plus, offrir aux plus riches un avenir confortable et laisser les plus pauvres encore plus pauvres. Je pense qu’il y a d’autres alternatives, certaines d’ailleurs sont déjà en place dans d’autres pays européens.

Pour être moins en colère, je cherche les initiatives, les idées qui peuvent offrir un monde de l’après plus arc-en-ciel que noir ou gris foncé. Bien évidemment cela ne se fera pas sans effort, sans investissement, sans sacrifice. Mais j’espère un temps où il y aura du changement, un jour où le monde sera plus solidaire et égalitaire. OUI je ne suis pas qu’une couturière je suis aussi une idéaliste prête à semer des graines ici et là pour que notre avenir à tous puisse un jour être multicolore.

Si vous voulez en savoir un peu plus, je vous invite à écouter ces vidéos et à lire cet article :

Et si vous voulez creuser encore un peu le sujet, je peux vous faire suivre mes lectures, n’hésitez pas !

L’article égocentrique : le confinement

Je me sens tellement chanceuse…

J’ai une famille qui est encore en bonne santé, une maison à la campagne avec un jardin et tout ce qu’il me faut pour être maîtresse d’école.

J’ai tout ce dont j’ai besoin.

Je ne peux m’empêcher de penser à ce gouffre entre ce que je vis ici et ce qui se passe là bas, là où les gens prennent le risque chaque jour d’être ou de transmettre à leurs proches, décident de l’impensable.

Je ne regarde pas les informations, je prends connaissance un peu, juste pour savoir. Je couds, beaucoup pour les autres en dehors de mes heures d’école (des masques, des calots, les demandes affluent de tous les côtés). Deux tiers du temps pour mes enfants, un tiers pour mes nombreux élèves. Un petit mot gentil, la vidéo d’une histoire que je leur lis, des activités avec les moyens du bord, des échanges avec les collègues. Je ne m’ennuie pas, je suis même très occupée. Les repas, les tâches ménagères et moi et moi et moi dans tout ça ? Et bien j’essaie de me garder un peu de temps pour respirer, pour méditer.

Il y a maintenant un tout petit peu plus d’un mois, ma mamie Jeanne et partie rejoindre mon pépère Fernand. J’ai eu la chance de lui dire au revoir pour de vrai. Je pense souvent à elle, à son amour de la terre, à son jardin impeccable. Je mange ses mirabelles dans des tartes et je bichonne son Saint Paulia. Ce temps suspendu me permet d’infuser tout ça.

C’est très étrange ce que nous vivons.

Mais je suis confortée dans mon mode de vie simple et local. Mon besoin viscéral de faire quelque chose pour les autres même si ce n’est qu’une goutte d’eau dans un océan en pleine tempête.

Et vous, comment allez-vous ?