Il y a des jours comme ça…

Dimanche dernier, j’avais la possibilité de coudre. J’avais du temps devant moi et des projets à réaliser. Mais voilà, vous aussi vous l’avez sûrement déjà vécu ce jour où TOUT ce que vous entreprenez dérape !!!

J’ai voulu commencé par une pochette nomade pour trimbaler mes CD de l’école. Je voulais même préparé un tuto. J’ai étudié ce que je voulais et je me suis lancée. Mais forcément, comme c’était un prototype, il y a eu des ratés. Ce fût le raté n°2 (oui parce que je ne vous ai pas raconté l’étape des lasagnes sans gluten, hyper épaisses et presque écœurantes du repas de midi !!!)

Mon raté n°3 a concerné une petite trousse. J’avais vu le tuto sur le net et elle était parfaite pour y ranger mes écouteurs. Pour voir la vidéo, il faut cliquer sur la phrase :  » Click here to show tutorial  » en dessous des photos. Mais voilà, là encore j’ai coupé le tissus dans le mauvais sens et ma couture invisible pour la doublure était finalement visible sur l’endroit !!!

Et mon raté n°4 est belle et bien cette petite culotte qui était déjà coupée depuis quelques semaines. Je l’ai cousu sans aucune difficulté, le soucis est venu au moment de l’essayage. J’ai cousu deux élastiques de la taille au niveau des cuisses et une cuisse à la taille !!!

Bref, j’aurais mieux fait de ne pas insister mais quand on est têtue… 😀

Collection P’tite Poulette : une robe Cutie

Il y a eu beaucoup de blablas ces derniers temps et du coup je ne vous ai pas montré tout ce que j’ai cousu pendant les vacances. J’aurai tout de même encore quelques petites choses à vous dire 😉 Patience…

Il reste le modèle de robe « Cutie » du Ottobre 4/2017. Ce modèle ressemble à mes robes « Optic flower ». J’ai un peu modifié le patron au niveau de la jupe et ce n’était pas une bonne idée, la Poulette ne la mettra que cette année ! Dommage !

La prochaine fois, je suivrai le patron !

Un peu de moi… mes engagements

A priori, la newsletter d’hier n’est pas arrivée chez tout le monde. Hier, je vous ai parlé de mon côté maîtresse ici. Aujourd’hui, dernier article qui parle de moi, après je retroune à la couture 😀 !!!

Je me rends compte depuis que j’ai commencé cette rubrique que je ne vous ai pas vraiment parlé de mes engagements dans ma vie de tous les jours.

Première chose à savoir, j’habite à la campagne dans un petit village mais je travaille en ville. Ce retour à la campagne tous les soirs est primordial, j’ai besoin de cette bulle de tranquilité, elle m’est vitale. Il n’est d’ailleurs pas rare de me voir en plein hiver emmitoufflée et assise sur le banc dans le fond de mon jardin à ne rien faire ou à écrire.

Ma Bible des huiles essentielles

Deuxième petite chose, je suis quelqu’un de plutôt naturelle, pas de chichi, pas de maquillage, juste quelques bijoux, une garde robe pratique et confortable et cela me convient parfaitement. Et ce point là ne se ressent pas que dans ma garde robe, il est également bien présent dans la vie de tous les jours aussi bien dans la nourriture que dans notre manière de nous soigner. Depuis toujours, les recettes de grands-mères ont une place importantes pour soigner les petits bobos et remplacer les sirops du commerce. L’usage des médicaments n’est pas proscrit bien évidemment mais quand on peut les éviter, on les évite ! Nous avons également recours aux huiles essentielles.

J’essaie de cuisiner tout ce que nous mangeons (même s’il y a des écarts de temps en temps). Les matières premières proviennent le plus possible de productions locales et saisonnières. Nous achetons nos produits par l’intermédiaire des emplettes paysannes (une initiative locale 54) qui fait ses preuves et avec laquelle nous n’avons jamais été déçue. Les achats se font directement du producteur au consommateur et quand en plus, les producteurs sont très sympathiques, ça apportent une dimension supplémentaire à l’initiative !

Dans cette dimension locale, nous essayons également de limiter les déchets, d’acheter moins, en raisonné (en oubliant Amazon et les autres), acheter d’occasion et équitablement.

Dans toutes ces petits engagements là, il y a une partie de moi, celle qui souhaite vivre dans un monde plus solidaire et altruiste, un monde où l’on protège la planète qui nous fait vivre. Ce n’est pas toujours facile mais toute la famille fait de son mieux !

Un peu de moi… mon côté maîtresse d’école

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous n’êtes pas sans savoir que je suis prof des écoles. J’ai fait ce choix un peu au hasard. Après le bac, je voulais être éducatrice, j’ai passé les concours et puis je suis allée à la fac mais je ne les ai pas eu. J’ai donc réalisé un DEUG médiations culturelles et communications, le truc vu de l’extérieur comme une voix poubelle, sans valeur, et pourtant, j’ai adoré. Je faisais de la sociologie, du journalisme, du théâtre, de l’anglais, de la lecture jeunesse, de l’écriture… bref, j’étais comme un poisson dans l’eau, je m’ouvrais sur le monde et j’étais autonome. Ces années là étaient vraiment chouettes ! J’ai passé le concours d’instit une première fois mais je ne l’ai pas eu alors j’ai postulé dans les écoles privées pour faire des remplacements. J’ai fait ça pendant deux ans, sans aucune formation, j’ai appris sur le terrain. En même temps, j’ai tenté une 2ème puis une 3ème fois le concours et étant à fond dans mes préps et dans le boulot, je n’arrivais pas à me concentrer réellement au projet. Là est arrivée une grosse période de doutes où je me suis demandée si je ne visais pas trop haut, si finalement, je n’étais pas trop ambitieuse avec moi-même. J’ai donc pris la décision de me mettre au chômage et de préparer pendant l’année suivante le concours d’instit, le concours d’éducateur de jeunes enfants et un CAP petite enfance (qui me permettrait de travailler quand même avec des enfants). Cette année là, 2007, j’ai bossé, j’ai préparé, je me suis préparée et j’ai réussi ! J’ai obtenu mon CAP, j’étais admise à L’IRTS (pour éduc) et à l’IUFM (pour instit). J’étais tellement soulagée ! Toutes ses questions sur mon avenir et ma capacité à réussir avaient trouvées réponse. Et comme vous le savez, j’ai donc choisi le métier d’enseignant !

Je suis donc une maîtresse depuis 14 ans. Aux yeux de certains, je ne suis pas une vraie maîtresse parce que je n’ai pas MA classe. Je le regrette sincèrement, j’ai eu l’occasion dans ma carrière d’avoir seulement deux fois MA classe et à chaque fois ce fût un bonheur absolu. Une alchimie s’est créée, quelque chose de fort a vu le jour dans ma relation avec mes élèves et leurs parents. Voilà maintenant 5 ans que je travaille dans mon école de REP+ et mon souhait le plus cher serait d’y être un jour titulaire et d’avoir MA classe à moi toute seule. En attendant, je suis une maîtresse avec une boîte magique, qui apporte des histoires rigolotes ou qui font peur, avec laquelle on réalise de l’art en couleur et avec laquelle, je l’espère, on se sent bien dans ses baskets (autant pour les enfants que pour les parents).

Bref, j’aime mon métier !

Un peu de moi… mon côté hyperactive

Autant que je m’en souvienne, j’ai toujours eu la bougeotte ! Enfant, j’étais une fille hyper bavarde, rigolote qui n’avait pas sa langue dans sa poche et qui était plutôt autonome. Quand je m’ennuyais, je préparais des biscuits pour ma famille ou pour mes voisins ! J’habitais dans la plaine vosgienne, à la campagne, dans un petit village entouré de collines.

Mon village natal

Ma mère avait une machine à coudre, un jour, alors qu’elle n’était pas là, je me suis mise à vouloir coudre un étui pour ma flute à bec ! Et c’est comme ça que ça a commencé. J’ai cousu quelques petits trucs et puis j’ai mis de côté la couture au profit de la pâtisserie, des bracelets brésiliens, des bijoux en perles et des conversations de filles adolescentes.

J’ai repris beaucoup plus tard en commençant par des sacs puis par des cadeaux. Ce que j’aime le plus c’est partager. Partager des biscuits, des idées, des bricoles, des conseils… bref je suis toujours dans la mouvance du partage (je me demande bien pourquoi je suis instit !) Je ne compte pas mon temps pour les autres, ça m’aide à me sentir utile et ça donne du sens à ma vie. Je ne suis pas une grosse dormeuse, juste ce qu’il faut et du coup ça me laisse du temps pour faire de nombreuses choses dans une seule journée. Et puis, autre point important, l’organisation ! Mon hyperactivité est possible parce que je sais faire plusieurs choses en même temps ! C’est mon super pouvoir 😉 !

Aujourd’hui je fais partie de deux associations : Ayud’art qui aide les enfants des rues de Lima au Pérou et Pas de panique 112, une assoc’ qui apprend les comportements qui sauvent dès 3 ans. Je mène cette seconde initiative dans mon école de REP+ avec mes 3 classes. J’essaie d’être une amie présente, une mère et une femme (ce dernier point manque un peu de temps pour s’épanouir mais je travaille sur ce point 😉 !)

Bref, la rencontre avec Cléofécélia (cette merveilleuse péruvienne) m’a convaincue, j’essaie d’être une fourmi qui apprend à se reposer de temps en temps 😉 Affaire à suivre !

Un peu de moi… les rencontres

Je ne sais pas si c’est l’approche des 40 ans -bon ça va j’ai le temps, c’est en 2021, je fais partie de ceux qui pouvaient chanter « quand on aura 20 ans, en l’an 2001 » de Pierre Bachelet- mais je trouve que pour chaque vie il y a une histoire qui s’écrit au fil du temps. Mon histoire a voulu que j’y rencontre des personnes en souffrance qui m’ont à leur tour fait souffrir mais j’en suis sortie plus forte. Je crois que c’est comme ça pour beaucoup d’ailleurs et c’est tant mieux.

Dans ma vie j’ai aussi rencontré des personnes formidables qui sont venues puis parties et puis revenues… des personnalités qui ont marquées différentes périodes de ma vie. A chaque retrouvaille, la rencontre a donné du sens à ce qui arrivait.

Il y a aussi ces rencontres qui viennent à un moment donné, qui nous marquent, nous font grandir et qu’on ne revoit jamais et celles encore qu’on met du temps à construire et qu’on sait qui dureront toute la vie, qui nous feront vieillir ensemble.

J’aime énormément cette citation de Paul Eluart qui dit : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous »… j’en suis persuadée. Chaque rencontre que j’ai faite jusqu’alors -bonne ou moins bonne- avait un sens. Je ne crois pas aux coïncidences, je pense que tout est intimement lié et les choix que nous faisons nous aident à construire cette histoire qui nous est proposée.

Pour illustrer un peu ce que vous venez de lire, je vous partage une vidéo que j’aime énormément… Elle est ici !

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Un peu de moi… quand je suis devenue mère

Je ne vous en ai pas parlé avant et pourtant cette expérience là est ce qui explique qui je suis, pourquoi j’ai continué de coudre et surtout pourquoi la couture est une bulle d’oxygène dans ma vie !

Elle me permet de créer et donc de me détendre, de partager et en même temps de me sentir utile… 3 en 1 !

Je suis devenue mère en avril 2009… A peine quelques heures après la naissance du P’tit Poulet, j’ai su qu’il était unique et que notre histoire allait être différente (je ne peux pas l’expliquer, je l’ai senti). Au fil des années, j’ai lutté pour être une bonne mère, je me suis posée un million de questions, j’ai demandé conseil et on me disait que c’était parce que je ne savais pas y faire, que je n’étais pas assez ceci ou trop cela… J’ai écouté et appliqué les conseils tout en me disant que quand même, il y avait autre chose, un truc en plus. J’ai hésité à consulter plusieurs fois des spécialistes mais là encore, c’était moi qui me faisait des idées, alors j’ai laissé tombé et j’ai continué à souffrir, à me sentir nulle, à ne pas aimer se rôle de mère, à culpabiliser.

Et un jour, je suis arrivée dans cette école de REP+ que j’aime tant et j’y ai rencontré des personnes extraordinaires. Chacune d’elle avec son histoire mais la même envie d’aider l’autre à grandir avec bienveillance (la vraie, pas celle qu’on utilise partout tout le temps dans les médias). Et l’une de ces personnalités là m’a dit après avoir vu Baptiste 5 min : « tiens, on dirait mon fils ! » Je me suis effectivement dit qu’il y avait des similitudes et j’ai oublié cette phrase qui n’était pas aussi anodine qu’elle en avait l’air…

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Un jour, cette même collègue me prête ce livre Oscar et ses super pouvoirs et me dit de le lire au P’tit Poulet. Je le ramène à la maison et le laisse sur la table basse du salon. Le lendemain, Baptiste et son père restent bien au chaud pour cause de microbes et décident ensemble de lire cet album. Le soir en rentrant, je discute avec Monsieur Zastuce et il me dit : « quand même, je trouve que cet Oscar ressemble à Baptiste et c’est marrant parce que je me suis retrouvé aussi dans le personnage ! »

Et c’est à partir de là que j’ai commencé à faire des recherches sur les troubles du spectre autistique et notamment les autistes Asperger. En septembre dernier, oui 10 ans après sa naissance, j’ai emmené le grand P’tit Poulet chez un spécialiste qui a confirmé le diagnostique. Ce jour là, en sortant du cabinet, je ne pouvais enlever ce sourire sur mes lèvres, je me sentais légère, comme si toutes ces années difficiles et cette culpabilité c’étaient en partie envolées.

J’ai de la chance, mon fils a des supers pouvoirs ! Et maintenant qu’on connaît aussi sa kryptonite, c’est quand même un peu plus facile de vivre ensemble.

Je vous raconte tout ça de manière assez succincte et brève mais la réalité a voulu que ce n’était pas une période facile de ma vie, que mon bébé pansement (P’tite Poulette) a beaucoup joué dans cette histoire et qu’elle m’a réconciliée avec ce rôle de mère que je trouve bien complexe.

Voilà donc une petite partie de moi, une de plus, qui je l’espère vous fera découvrir Isastuce sous un autre angle…

Collection nièce adorée : pour faire comme maman à l’heure du bain

Ma nièce adorée a maintenant un petit frère (mon neveu adoré) et elle joue de plus en plus à imiter ses parents. J’ai donc confectionné un petit ensemble de bain pour ses poupées. J’ai également acheté une petite baignoire et ses accessoires pour parfaire la panoplie.

Il y a donc un tapis à langer, un gant de toilette, une sortie de bain et des lingettes lavables bien sûr 😉

Et ma belle soeur voulait un gilet de berger alors, j’ai ressorti mon patron gratuit de chez Super Bison et quelques temps plus tard, le gilet a vu le jour !

Et j’ai fais le ménage dans ma liste de boutiques tissus et patrons (2ème onglet en haut du blog). J’ai ajouté et enlevé de nombreuses boutiques.

Pourquoi je blog ?

Question étrange me direz-vous… et bien il s’agit d’une initiative lancée par Mars-ELLE qui trouvait que c’était trop dommage de laisser les blogs de couture à l’abandon au profit d’autres réseaux sociaux (comme instagram par exemple). Mea Culpa (à moitié), je publie effectivement plus facilement sur insta que sur mon blog mais j’essaie de toujours laisser une trace par ici !

La différence là-bas est que comme c’est un compte privé et que je peux savoir qui a accès à mes photos, on peut y voir la tête en entier de mes enfants (contrairement à ici !)

Alors, petit retour en arrière pour répondre à la question : pourquoi j’ai commencé à bloguer ?

Ma toute première bavette !!!

C’était le 11 février 2007, je m’en souviens comme si c’était hier, je me promenais sur internet et j’étais fan de Laëtibricole (je le suis toujours autant d’ailleurs, c’est elle qui m’a donnée l’envie de me lancer dans l’aventure). Je n’étais pas encore maman, juste en couple avec Monsieur Zastuce et je me suis dit : « et si moi aussi je publiais mes astuces et des tutos ? Je crois que ça me plairait bien »… et l’aventure commença !!!

Au fil des années, je me suis perfectionnée grâce aux explications de la toile et aux encouragements de mon entourage et j’ai commencé à partager des tutos). Et puis, je suis devenue mère (ce qui n’est pas simple mais ça c’est une autre histoire 😉 !) J’ai cousu pour le petit poulet puis pour la petite poulette et petit à petit j’ai commencé à oser coudre des vêtements et à montrer ma tête…

Ce blog me suit depuis tellement d’années, il s’est passé tellement de choses, d’événements qui font la personne que je suis aujourd’hui. J’ai hésité plusieurs fois à ouvrir un autre blog, un plus personnel qui raconterais qui je suis, qui mettrait un peu d’âme derrière les photos de mes réalisations et puis, non, je suis restée muette !

Peut-être qu’il est temps que vous en sachiez un peu plus et que j’apporte un peu d’humanité derrière tout ça ! 😉

2020…

L’année qui vient de s’écouler m’a valu le surnom de « Hormigita ». Une péruvienne très sage m’a appelée la petite fourmi, elle a compris. Avant de retourner chez elle, elle m’a tenue les mains, m’a regardée dans les yeux et m’a dit de ralentir…

Je ne prends jamais de résolution mais cette année, je vais prendre son conseil comme un leitmotiv pour ma vie future 😉

Je vous présente Cléofécélia, son histoire est à retrouver par ici... Une de mes jolies rencontres, une de celles qui font voire la vie autrement…

Belle année à vous qui venez par ici, belle année, ralentissez, profitez, respirez !

Le blog de la couture et des loisirs créatifs